
En Franche-Comté, les institutions en charge de la santé publique, en association avec les réseaux d’obésité pédiatrique, viennent de mener, une action de trois ans visant à supprimer la collation matinale dans toutes les écoles maternelles de la région. Non, par des actions de commando, mais grâce à des conférences pédagogiques à destination des enseignants! Une action qui s’inscrit tout naturellement dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS), avec pour objectif de répondre à un des soucis majeurs des pédiatres et des autorités sanitaires : stopper la progression du surpoids et de l’obésité chez les enfants. Nutrinews a rencontré Claude Michaud, coordinateur régional du PNNS
(URCAM Franche-Comté, Besançon).
Pourquoi s’en prendre à la collation du matin à l’école ? L’augmentation du surpoids et de l’obésité des enfants est aujourd’hui considérée comme une épidémie par l’OMS. L’une des ambitions du PNNS est de stopper cette augmentation. Les pédiatres et les autorités sanitaires font valoir, avec un certain nombre d’arguments, que la collation matinale, qui est sans intérêt nutritionnel pour la majorité des enfants de cet âge, pourrait être un élément négatif supplémentaire. Dans notre région, une enquête réalisée en Haute-Saône en 2002 révélait que 99 % des enfants des maternelles se voyaient offrir systématiquement une collation chaque matin et que 77 % des écoles les autorisaient à se resservir une ou deux fois. De plus, ce petit repas était composé pour une large part de groupes d’aliments non indispensables. Nous avons donc décidé de réagir.
Par quels moyens ?
A l’échelon de notre région, la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS), l’Union régionale des caisses d’assurance maladie (URCAM) et l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH) ont choisi de sensibiliser les professeurs des écoles maternelles et les professionnels de la petite enfance au moyen d’une série de conférences pédagogiques sur les repas intermédiaires. C’est ...
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