
Les conseils du Dr Jacques Maisonneuve : Le cabinet du pédiatre est un des lieux privilégiés où circulent des interrogations, de doutes, mais aussi des préjugés et des idées fausses auxquels le praticien est invité à répondre s’il veut que parents et enfants adoptent les « bons » comportements alimentaires…Nutrinews a rencontré le Dr Jacques Maisonneuve, pédiatre à Lyon, pour lui demander de dissiper les erreurs les plus courantes qu’il rencontre dans sa pratique quotidienne.
De 0 à 5 mois : ne croyez pas systématiquement … que votre enfant est allergique au lait.
Cette affirmation est souvent le fait de parents allergiques ou qui ont eu un enfant allergique et redoutent que leur petit ne le devienne. La première protection qu’ils recherchent, avec raison, est celle de l’allaitement maternel. Mais le problème, le plus souvent, reste imaginaire. Les parents mettent en avant une série de symptômes qui, selon eux, évoquent « l’allergie » : mon enfant a mal au ventre, il a des rots très fréquents, il tolère mal le lait, il ne grossit pas… La plupart du temps, le pédiatre a pour seule tâche de les rassurer et de leur expliquer que les laits infantiles issus du lait de vache ressemblent beaucoup au lait maternel, et qu’il n’existe pas de grandes différences entre eux. Mais certains parents résistent à l’explication et le médecin apprend par la suite que l’enfant boit du lait de chèvre, de brebis, du jus d’amande ou, plus fréquemment encore, du jus de soja, totalement inadaptés à l’alimentation du nourrisson. Face aux parents hantés par le spectre de l’allergie, il n’est pas toujours facile de remonter la pente.
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De 4 mois à 1 an méfiez-vous :
-d’une diversification alimentaire trop précoce.
Il est admis aujourd’hui qu’il ne faut pas commencer la diversification trop tôt. Pas avant
4 mois. Idéalement, l’allaitement exclusif devrait pouvoir se poursuivre jusqu’à 6 mois.
-d’un excès de viandes.
Dès qu’ils commencent à donner de la viande à l’enfant, les parents ont souvent tendance à tomber dans l’excès: viande à midi, jambon le soir, etc. alors que les besoins sont encore relativement restreints car l’enfant continue à boire du lait, qui lui assure ses apports de protéines.
-de l’abandon trop précoce du lait.
Dès que l’enfant commence à manger presque comme un grand, les parents ne comprennent pas toujours qu’il ait besoin de continuer à boire du lait. Il est toujours utile de leur rappeler les équivalences entre lait, fromage blanc, yaourt, etc..
Source : Nutrinews