
... des histoires humoristiques ou pleines de tendresse, on y aborde le thème du mal être, du surpoids et de l’exclusion. Par exemple, La grosse patate raconte les difficultés que rencontre une petite fille trop grosse pour s’accepter et être acceptée.
À la découverte du goût et du plaisir de manger Toute cette littérature enfantine semble être adaptée consciemment ou inconsciemment aux besoins, aux interdits et aux peurs de notre temps. Nutritionnellement correcte, elle intègre la censure ou l’autocensure du discours habituel sur l’alimentation. Mais elle diffuse aussi un savoir « éternel ». Avec les
Comptines à croquer ou le
Voyage au pays des mille et un bonbons, elle incite à partir à la découverte du goût et du plaisir de manger. Elle participe à l’apprentissage du corps, à la découverte des manières de table. Elle se situe à la fois dans le registre de l’éducation et de la connaissance et dans celui – enfant oblige ! - de l’imaginaire et du rêve.
Enfin, remarque Emilie Salvat, peu de livres jeunesse existent sur les causes psychologiques et sociales des problèmes liés à l’alimentation. Ni sur la responsabilité des adultes et des parents envers l’alimentation des enfants, sur le conditionnement médiatique de certaines modes et les représentations médiatiques des aliments. Encore moins sur l’anorexie, alors qu’il existe tant de livres sur l’obésité… Autant de pistes à explorer, peut-être, si l’on veut continuer à apprendre aux enfants à bien manger…
* Source : Emilie Salvat. « La vision de l’alimentation dans la littérature enfantine ». XVIIème congrès de
l’AISLF, « sociologie et anthropologie de l’alimentation ». Lemangeur-ocha.com.
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