
... craque devant des myrtilles lors de son inévitable jogging, les reproches pleuvent ! Loin de l’aider à concilier la vie et le plaisir de manger, son entourage l’oblige à faire des choses qui ne sont « ni naturelles ni agréables », explique Emilie Salvat. De plus, observe notre sociologue, les titres mêmes des livres de la collection - créée dans les années 70 - où souffre et s’illustre Mme Dodue témoignent d’un certain sexisme ordinaire.
Mme Dodue et Mme Propreté représentent les femmes, M. Maigre, M. Sale et M. Glouton les hommes. Les femmes sont tenues d’avoir un goût inévitable pour la propreté et de faire attention à leur poids. Les hommes, eux, peuvent être dégoûtants et gourmands… A côté de cette littérature à stéréotypes normatifs déjà un peu anciens, il existe, bien sûr, une littérature enfantine à tendance « égalitaire » et militante. Le point de vue change, la mise en condition demeure…
Le souci de la santé La littérature enfantine n’échappe pas aux préoccupations de l’époque, notamment à une certaine obsession préventive concernant les problèmes de santé liés à la nourriture. On dénombre de plus en plus de livres sur l’alimentation équilibrée. Riches en conseils sur la mise en place des « bons » comportements. Et en mises en garde sur les dangers d’une alimentation erratique.
Pourquoi je dois… manger équilibré ? est le type même du livre illustré, à la fois drôle et instructif, destiné à faire mieux comprendre l’alimentation et les habitudes alimentaires.
L’histoire permet de découvrir « la malbouffe » de nos sociétés et de prévenir les risques qu’elle fait courir. Elle enseigne aussi l’art et la manière de manger équilibré, et leurs bienfaits pour le corps. Un autre ouvrage, l’album
Manger, ça sert à quoi ?, présente l’histoire de l’ours Pilou, si gourmand qu’il finit par avoir mal au ventre. Jusqu’à ce qu’un jour ses amis lui apprennent à bien se nourrir. Signe des temps, il existe aussi une série de livres jeunesse sur le surpoids et l’obésité.
A travers ...
Votre commentaire