
... Si un enfant ne mange pas ses légumes et qu’il est menacé d’être privé de dessert s’il ne finit pas son assiette, on va renforcer chez lui l’envie du dessert,
l’attrait de « l’interdit » et le rejet du légume. Quand un enfant a mal ou s’il pleure, lui donner un bonbon est une réponse inappropriée, car il a surtout besoin d’amour et de paroles. Le risque serait de le voir « compenser » par de la nourriture, chaque fois qu’il est confronté à une contrariété…
9. Les sports à risque Certains sports donnent beaucoup d’importance à l’apparence physique (gymnastique, danse, patinage artistique) ou au poids (judo…), ce qui peut conduire les jeunes vers des restrictions alimentaires sévères et délétères, bien souvent encouragées par l’environnement sportif. Les parents se doivent d’être vigilants s’ils observent une perte de poids ou un changement de comportement face à la nourriture chez un enfant pratiquant ces sports à un haut niveau.
10. L’exemple et l’amour des parents C’est l’exemple des parents qui est déterminant dans l’acquisition de bonnes habitudes alimentaires. Des parents qui craignent les OGM, une mère qui se met sans cesse au régime, un père qui fait des remarques sur la silhouette de sa fille ne peuvent qu’avoir un impact négatif sur l’enfant, angoissé devant son assiette. Pensez aussi que si les excès ne sont pas bons pour la santé, les restrictions peuvent aussi conduire l’enfant vers des problèmes alimentaires. Créer un environnement favorable au « bien manger » est essentiel. Mais la prévention des troubles du comportement alimentaire passe aussi par l’estime de soi chez l’enfant. Les parents peuvent lui apprendre à accepter les différences physiques et valoriser ses qualités. L’important est qu’il se sente aimé !
Pour en savoir plus sur les troubles du comportement alimentaire
« Mon enfant mange mal », par le Pr Marie-France Le Heuzey. Le Cherche Midi, collection Santé.
Source : Nutrinews