
... nombreux sont ceux qui la confondent avec l’acide. On la fait découvrir aux enfants en leur faisant goûter avec le doigt un peu de poudre de cacao non sucré. Une autre expérience intéressante à faire : croquer un grain de café.
Astringent : qui resserre les papilles (ex. : l’artichaut cru). La sensation : ça fait la langue sèche.
Brûlant : l’alcool, le piment, les épices. La sensation : ça fait du feu dans la bouche.
Fade : ce qui n’est ni salé ni sucré.
Gluant : visqueux, collant. Le blanc d’œuf cru, ou la substance qui entoure les pépins de tomates. Le gluant a disparu du champ culturel occidental mais il est très apprécié comme liant dans la cuisine asiatique.
Granuleux : qui est en petits grains (ex. : certains gâteaux comme les macarons).
Lisse : la peau de la pomme sous le doigt et sous la langue, ou le fromage blanc battu.
Moelleux : un aspect solide mais une consistance molle et élastique sous la dent, qui libère bien les arômes. La brioche est plus moelleuse que le pain.
Onctueux : le beurre pas trop froid est onctueux. Il s’étale bien sur la tartine. C’est doux comme la crème fraîche.
Piquant : c’est la moutarde, le poivre, le radis. C’est fort. Les enfants ne font pas bien la différence entre le piquant et le brûlant.
Râpeux : la peau de certains fruits. C’est comme la langue d’un chat.
Rugueux : la croûte du pain.
Salé : le sel donne bon goût aux plats. Un excès peut être qualifié à tort d’acide ou d’amer.
Sucré : c’est doux ; les enfants l’aiment parce qu’il symbolise la gentillesse.
Tendre : facile à couper, facile à manger. La viande est bonne quand elle est bien tendre. Le pain frais est tendre.
Visqueux : poisseux, collant. Le miel, les sirops sont visqueux. Ils coulent très lentement.
Une alimentation variée est forcément équilibrée. En facilitant l’accès de votre enfant à un registre de saveurs le plus large possible, vous réussissez facilement à lui faire “ manger de tout ” non plus par obligation (parce qu’il faut) mais par plaisir (parce que c’est bon).
L’équilibre nutritionnel rejoint alors la dimension “ plaisir et gourmandise ” de l’alimentation. Du reste, il est prouvé qu’un aliment consommé avec joie est mieux assimilé par l’organisme.