
... dans votre bouche ; vos récepteurs du goût sont en éveil. Ces récepteurs sont situés dans les papilles situées à la surface de la langue. Les papilles renferment les bourgeons du goût, qui ont une durée de vie moyenne de 8 à 10 jours. À chaque bourgeon correspond une terminaison nerveuse, qui transmet une information gustative.
Cette classification simplifie les choses. En fait, l’ensemble des saveurs forme une sorte d’arc-en-ciel et l’on passe graduellement de l’une à l’autre, de nuances en nuances.
La perception des 5 saveurs de base s’accompagne de beaucoup d’autres stimulations. Certaines, d’ordre chimique, représentent souvent des agressions pour les enfants : le piquant (oignon cru, radis, poivre), le brûlant (alcool, piment), l’astringent (la pomme verte, l’artichaut cru, le coing), le métallique qui provient d’aliments oxydés…
En fait, le goût ne s’enseigne pas, car c’est d’abord une liberté personnelle et il dépend du vécu, de la culture (certaines cultures mélangent les saveurs, dans les pays asiatiques notamment avec les plats sucrés-salés par exemple). Parfois, il y a même de fortes symboliques sociales, qui vont bien au-delà de l’émotion positive ou négative véhiculée par un aliment (dans certains pays, on croque un piment lorsqu’on atteint l’âge adulte, par exemple).
Mais il est possible d’aider les enfants à affiner leurs perceptions, à enrichir et préciser leur vocabulaire, pour qu’ils profitent pleinement de tout ce qui est bon, et s’ouvrent à la diversité alimentaire.
Des jeux ludiques:
Faites gouter ou goutez tous ensemble des aliments aux goûts variés et lancez vous dans la description de ce que vous ressentez...
Cherchez ensemble des aliments qui correspondent à des gouts particuliers...
Voici déjà quelques pistes:
Acide : la saveur qui domine dans le citron (elle est également présente dans les autres agrumes).
Amer : les endives sont amères. La confiture d’orange aussi. Cette saveur a pratiquement disparu de notre alimentation occidentale et ...