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De 1 à 3 ans : au fil des galipettes alimentaires de sa majesté…

Bébé grandit, se forge un caractère ; tout en découvrant l’univers des aliments, il s’initie à la malice !

. • Points-clés alimentaires de cette période.

Après 1 an, l’enfant vit une période d’évolution alimentaire : son alimentation est encore lactée mais désormais presque totalement diversifiée. Il peut presque consommer les mêmes aliments que vous, seul impératif : des aliments faciles à mastiquer.
La diversification alimentaire se poursuit naturellement avec l’initiation à de nouvelles saveurs et elle permet à l’enfant de participer, petit à petit, à part entière au repas familial.
L’autonomie de bébé en matière de prise alimentaire s’affirme ; certains soucis s’éliminent, d’autres apparaissent.
Ainsi, le développement de l’intelligence va de pair avec celui des sensations gustatives et tactiles et le désir d’affirmation de soi. Peuvent alors se manifester des crachats, des caprices, des refus alimentaires… L’alimentation doit alors toujours se faire sans « brusquerie ».

• Les spécificités nutritionnelles de cette période.
Puisque bébé grandit et va encore grandir, ses besoins en énergie, , … augmentent progressivement. La diversification permet d’assurer cette augmentation progressive des besoins nutritionnels. Son organisme le guide naturellement vers les aliments qui contiennent les éléments nutritionnels dont il a besoin. Il est important que des apports suffisants en lait et produits laitiers soient maintenus car ils apportent le calcium, indispensable pour la croissance osseuse. Les supplémentations médicales conseillées lors de la première année de la vie le restent jusqu’à l’âge de 3 ans.
Une précision : Même si les graisses () doivent apporter l’essentiel de l’énergie durant la première année, l’alimentation de bébé devient ensuite équilibrée en () : les sucres () incarnent désormais la principale source d’énergie.

Zoom sur… le « forcing » alimentaire : Bien nourrir ne signifie pas « distribuer à tout prix » des aliments mais plutôt offrir une alimentation harmonieuse, variée et équilibrée pour une bonne croissance, une bonne santé et une joie de vivre. « Gaver » un enfant dans les pleurs et les cris est une maladresse. Mieux vaut lui laisser la possibilité de s’épanouir à travers ses goûts en veillant, bien entendu, à l’équilibre des apports.
Un refus d’un aliment est bien souvent le reflet d’une volonté de « prise de pouvoir ». Le caprice fait souvent flancher la maman ; préférant que l’enfant mange, affolée à l’idée d’un ventre vide ou renvoyée vers une image de mauvaise mère, la maman remplace l’aliment. Conclusion : l’enfant refusera par la suite toujours cet aliment ; il ne lui sera donc plus proposé. Et c’est une source de non-équilibre et de diminution du champ des goûts et saveurs. L’éducation alimentaire est faussée. Le « forcing » risque alors d’exposer l’enfant à des troubles du comportement alimentaire.
Un enfant en bonne santé mange à sa faim. Le seul critère qui doit guider la quantité d’aliment à consommer est son appétit. Celui-ci est variable et souvent moindre lors de la 2ème année de la vie. Une courbe de croissance régulière est un bon témoin d’une adéquation correcte entre les apports alimentaires et les besoins nutritionnels.
L’enfant peut affirmer des goûts très précis, mais n’oubliez pas que ses goûts sont variables et évoluent dans le temps. Il faut donc savoir proposer à nouveau 1 à 2 semaines plus tard un aliment refusé, éventuellement sous une autre forme. Patience et compréhension sont nécessaires durant cette période d’acquisition alimentaire.
Important : C’est la complémentarité et l’éveil sensoriel qui permet l’équilibre alimentaire.

L’évolution du goût de bébé.
Le goût d’un enfant se dessine très tôt (dès sa vie intra-utérine), et il traverse différentes étapes plus ou moins irréversibles. Étapes qu’il convient de ne pas brusquer : son goût doit lui appartenir, le plus possible...
Avant 6 mois, le nourrisson a déjà une appétence pour la saveur sucrée, il réagit à l’acidité en plissant le nez, pinçant ses lèvres, clignant des yeux, il commence à discriminer ce qui est agréable ou non pour lui.
À partir de 6-7 mois, le bébé commence à exprimer des préférences.
Vers 16 mois, l’enfant devient malin et son objectif est de se faire comprendre.
Avant 2 ans, les aliments sont surtout choisis par les parents.
À partir d’environ 2 ans, l’enfant peut commencer à exprimer des dégoûts et ressent la nouveauté comme un danger.
Les rejets peuvent durer jusqu’à 5, 6, 7 ans. En général, le rétrécissement du champ des aliments accepté est maximal vers 4 ou 5 ans, et vers l’âge de 6 ans, l’enfant est à nouveau prêt à goûter des aliments qu’il ne connaît pas.

Audrey Aveaux



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