
... la prise de sucre chez l’enfant. Chez le tout petit, on a observé que le sucre et le lait atténuent la réponse physiologique au stress et à la douleur. On peut voir, explique le Pr Jean-Michel Lecerf (Institut Pasteur de Lille), l’effet de peptides fonctionnels (comme l’alpha lactalbumine) présents dans le lait, et connus pour améliorer les performances cognitives de sujets vulnérables au stress. Mais là encore, rien de simple. Ainsi,
une alimentation riche en glucides et plutôt pauvre en protéines empêcherait la détérioration de l’humeur chez des sujets sensibles au stress et soumis à une épreuve stressante. Un rapport glucides/protéines élevé agirait ainsi sur les neurotransmetteurs cérébraux et aurait un effet sédatif. On a observé aussi qu’un régime riche en glucides pouvait améliorer l’anxiété et la dépression chez les femmes obèses. A noter qu’à part l’action des sucres, le simple fait de consommer des aliments « plaisir » doit agir sur le système opioïde et la zone de «récompense» du cerveau.
Un gain de poids est possible Les observations ou les expériences réalisées ne permettent pas nécessairement de connaître l’effet à long terme que le stress peut avoir sur le poids. La pratique clinique, pourtant, jointe à diverses données scientifiques, suggère bel et bien que «
le stress peut directement ou indirectement être à l’origine de gains de poids », confie le Pr Lecerf. Certaines obésités massives et brutales surviennent après des chocs psychiques graves (tels les agressions sexuelles), après des accidents, des traumatismes crâniens. On évoque des perturbations au niveau de l’hypothalamus, qui peuvent retentir notamment sur le contrôle de la satiété et de la faim. On connaît aussi les
pertes de poids qui surviennent pendant les périodes de vacances : la diminution des situations stressantes pourrait partiellement l’expliquer, à côté sans doute des modifications de l’alimentation ou encore de l’augmentation de l’activité physique. On sait également, par ailleurs, ...