
... lui faire des misères, le rat compense à nouveau en mangeant moins, jusqu’à revenir à un régime normal.
Un plus grand stress a des effets différents. Quand un animal est soumis de manière durable à des températures élevées, à une immobilisation, à des stimuli douloureux et autres joyeusetés de laboratoire, il cesse de manger… Et cette diminution de la prise alimentaire a tendance à se poursuivre bien après la fin de l’agression qu’on lui a fait subir. Elle peut même entraîner un amaigrissement significatif.
La restriction chronique augmente le stress et la prise de nourriture Chez l’homme, les travaux sont plus rares, mais ne mettent pas en évidence des effets très cohérents. Face à la plupart des situations de la vie (épreuves psychologiques, sociales, professionnelles…), nous semblons, sinon immunisés, au moins armés. Et
même si notre organisme peut subir certaines modifications biologiques de stress, elles ne semblent pas entraîner pas dans la plupart des cas la disparition de la régulation alimentaire, ni la perturbation du bilan énergétique. Avec, tout de même, peut-être un cas particulier : celui des personnes qui se soumettent à une restriction alimentaire chronique, dans le but de contrôler leur poids. Il semble que ce comportement puisse dans certains cas détériorer les capacités de régulation énergétique.
Il paraît aussi s’accompagner d’une plus grande vulnérabilité aux contrariétés de la vie et d’une propension à y répondre par la prise de nourriture. Le « restrictif chronique » mange plus lorsqu’il est stressé, et de préférence gras et sucré. On pourrait ainsi expliquer, en partie, l’abandon d’un certain nombre de régimes : car les difficultés quotidiennes, qu’elles soient mineures ou plus importantes, ne disparaissent pas par miracle à l’occasion d’un programme d’amaigrissement.
Le stress peut modifier les choix alimentaires Des modifications des choix alimentaires ont aussi été notées en situation de stress.
Des facteurs émotionnels peuvent augmenter ...